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Vaincre vos dépendances grâce à l'hypnose (tabac, alcool, drogue)

Le 12 février 2018
Vaincre vos dépendances grâce à l'hypnose (tabac, alcool, drogue)
Vaincre vos dépendances au tabac, à l alcool, aux drogues grâce à l hypnose. Explications sur les mécanismes de dépendances à ces addictions et comment retrouver une vie saine avec l hypnothérapie.

Dépendance et neurobiologie :


L’esprit humain se développe par la création  et le renforcement  de circuits neuronaux. Le cerveau comporte plusieurs milliards de neurones, le nombre de combinaisons, et donc de circuits possibles, est immense.

Un circuit neuronal fréquemment emprunté devient, de plus en plus facile à « emprunter ». On peut dire que c ’est un auto-renforcement progressif, et cela est vrai pour tout : les comportements, les humeurs (l’anxiété, l’optimisme, la colère, …..), les idées mais aussi les dépendances.

Ce phénomène est aussi vrai pour les réactions psychologiques : conscientiser, trop penser,  parler de ses blocages, les renforce….

Chaque fois que nous repensons, ressassons notre passé, que nous revenons sur un épisode douloureux, traumatique, alors, nous augmentons les risques de le reproduire ;  au lieu d’avancer, nous nous bloquons.

Les neurotransmetteurs

Dans le cerveau circulent plus de 60 neurotransmetteurs, des molécules qui influencent nos actions et nos vécus.

Leurs rôles sont d’agir sur les circuits neuronaux complexes qui à leur tour, déclenchent des  réactions dans le corps. Les plus connues sont la sérotonine, la dopamine qui contrôle le désir. Elle est responsable de l’excitation et elle met en action les mécanismes nécessaires à l’atteinte de nos buts (elle active les circuits neuronaux qui nous déterminent à réagir à la récompense). Sous l’influence de ces mécanismes, nous nous sentons motivés, optimistes et confiants. La dopamine prépare le cerveau de manière à ce que les décisions soient suivies par des actions.mécanismes, nous nous sentons motivés, optimistes et confiants. notre corps produit aussi lui-même des substances ayant des effets similaires à la morphine, les endorphines qui déclenchent des sensations agréables.

Les mécanismes du plaisir

Une seule chose nous détermine à souhaiter quelque chose et nous diriger vers la cible de nos désirs quels qu’ils soient , c est le plaisir.

Avoir et désirer, sont deux choses bien différentes, les fumeurs ont bien appris cela. Une seule cigarette peut être extraordinaire. Mais qu’en est-il de la 20ème de la journée ? La cigarette n’apporte plus du tout aucun plaisir, bien au contraire, elle dégoute, mais le fumeur la veut quand même et si son paquet est vide, il est capable de faire des km pour  en acheter au milieu de la nuit.Nous ne sommes pas habitues à faire la différence entre le désir d’avoir et désirer quelque chose parce que souvent, ces désirs se superposent.Et c ’est cette confusion qui mène à la dépendance.

Les sensations agréables apparaissent dans deux situations : quand on désire quelque chose ou quand l’on reçoit quelque chose que l’on aime ,mais la volonté et le désir ou l’anticipation et le plaisir sont déclenchées de façon différente dans le cerveau.

 Lorsque nous nous réjouissons et attendons de façon anticipée  quelque chose, notre cerveau sécrète la dopamine. Par contre, lorsque nous savourons  les neurotransmetteurs activés sont les opioïdes. Ainsi, la nicotine et  la cocaïne, augmente le niveau de dopamine par 3 et pour l’alcool, par 2.

La dopamine nous maintient donc éveillés et attentifs, on se sent mieux après une cigarette et plus productif que d’habitude, et après une ou deux verres de vin, plus optimiste.

Toutes les dépendances utilisent le même mécanisme, mais les drogues , elles, se différencient seulement par la façon dont ils déclenchent la dépendance.

La nicotine, elle,  libère directement  la dopamine en activant les neurones respectifs. De plus, la nicotine imite une substance naturellement présente dans notre corps,  le neurotransmetteur chimique Acétylcholine ( ACh) et multiplie les récepteurs nicotiniques donc un besoin toujours accru de la nicotine.

L’alcool, la morphine et l’héroïne , eux, augmentent indirectement le niveau de dopamine en désactivant les neurones qui normalement actionnent contre le système d’anticipation.

Sous l’influence de la cocaïne, la dopamine libérée, qui habituellement disparait rapidement dans les parois des cellules du cerveau, reste plus longtemps en circulation dans l’organisme. Mais ce qui est décisif et délétère,  est le fait que le cerveau associe définitivement la drogue au désir de l’avoir. De ce fait, le cerveau dépendant voit une cigarette et commande immédiatement « allume-là » tout comme il réagit au stimulus « bouteille » par la commande « «bois ».

Ainsi, le plaisir de bien manger peut se transformer en boulimie, le plaisir de pratiquer un sport en une obsession, le plaisir de gagner dans la passion du jeu. Tous les comportements dépendants apparaissent de manière semblable.

Comment tombe-t-on dans le piège ?

Vous rappelez-vous de  cette première cigarette ?

Dans la plus part des cas, les personnes considèrent que le gout était horrible : mal à la gorge, elle a  fait tousser, à  donné de la nausée. 

Au début, ce n’est pas le plaisir qui pousse à la dépendance de cigarettes. La dépendance s’apprend et devient une habitude, une drogue. L’alcool calme les angoisses, la cocaïne, dont l’effet est de courte durée, rend spirituel et créatif, aidant  ceux qui se sentent ennuyeux se sentir mieux dans leur entourage. La nicotine, elle,  aide à supporter l’ennui et le stress, éveille et calme en même temps. Plus que tout, la cigarette permet aux jeunes de socialiser, d’être appréciés par leur entourage.

Les recherches montrent que ce n’est pas la recherche du plaisir qui amène les gens vulnérables à la dépendance, mais le désir de se débarrasser des problèmes de la vie. Dans des situations de vie désagréables où de stress intense, la consommation de drogues augmente automatiquement. Même un désagrément de courte durée peut mener à une consommation accrue de drogues.

le cercle vicieux

Souvent, la personne dépendante ne va plus ressentir que le besoin aveugle de drogue,elle ne va même plus le savourer. Ce n est pas le plaisir de fumer ou de boire qui maintient la dépendance mais la programmation du cerveau pour la drogue.

Les stupéfiants peuvent avoir des effets agréables. Les cigarettes, l alcool et même les drogues plus puissantes  font peut être nous sentir bien. L’héroïne, qui  ressemble de point de vue chimique aux opioïdes, et induit un état euphorique. Par des voies plus compliquées, la nicotine et l’alcool arrivent à avoir le même effet. Si on cède seulement occasionnellement à ces faux plaisirs, les conséquences ne seront pas de longue durée.

Mais les personnes qui consomment régulièrement des drogues, ont besoin des quantités de plus en plus importantes ; leur effet disparaît, et  le cerveau ne réagit plus.

Le plaisir se perd progressivement et avec le temps, il ne s’agit plus d états euphoriques,mais de garder un état à peu près normal….

Une journée sans drogue semble alors triste. La substance stupéfiante rétablit pour quelques heures seulement l’ancienne joie de vivre mais en même temps, le cerveau , lui, devient progressivement  insensible ; et  le consommateur de drogues devient de plus en plus dans la dépendance. Puis  vient un temps ou même pas le fait de fumer cigarette après cigarette ou l’alcool au petit déjeuner ne peuvent plus offrir de joie , mais une sensation de mal être. Plus le moindre plaisir du tout, la seule raison pour laquelle ils continuent, c’est qu’ils ne peuvent plus s’arrêter.

Dès que la substance manque, le corps est pris de tremblements, des frissons, nausée voir même de délire. Mais le sevrage physique et relativement facile a supporté, du moins en comparaison avec ce qui vient après. Les frissons, les tremblements, la nausée peuvent être calmées avec des médicaments et disparaissent en quelques semaines.

Il est beaucoup plus difficile de contrôler toute la vie le désir de drogue, qui est resté enregistrée dans le cerveau.

Beaucoup de gens pensent qu’une personne consomme de la drogue d’abord pour éviter l’apparition des symptômes de sevrage.La récidive peut être comprise  en tenant compte du fait que la volonté et le plaisir sont déclenchés différemment par le cerveau.Si la vie sans drogue parait fade, c’est parce que le stupéfiant a affecté la capacité de ressentir le plaisir.

Le besoin de drogue apparait car la substance a reprogrammé les circuits cérébraux responsables de la volonté. Alors que l’insensibilité au plaisir est réversible, le système d’anticipation reste affecté sur le long terme.

Les mécanismes du désir sont responsables du fait que la dépendance est difficile à vaincre, et la récidive guette à chaque pas. Le cerveau assimile la substance stupéfiante avec la dépendance, mais aussi les stimulis qui l’accompagnent : la fumée de cigarette, la rencontre des amis, l’arome des quelques gouttes de rhum dans un gâteau.

L’expérience de la dépendance modifie pour toujours le mode de fonctionnement des neurones.

L’action de l’hypnose

L’hypnose s’est avéré un outil très efficace dans le traitement des dépendances, de part  l’état hypnotique et des suggestions thérapeutiques. Pour être efficaces, ces suggestions doivent être individualisées aux motivations (bénéfices et avantages de la décision de se libérer définitivement de la dépendance) et aux besoins (bénéfices et avantages de l’utilisation de la substance) de chaque personne, en prenant en compte la permanente interaction entre le corps et l’esprit.

Un «chemin» neuronal est crée à chaque fois que nous faisons une action ou une association (substance-plaisir). A chaque fois que cela se répète, ce chemin est renforcé.

Le cerveau ne fait pas la différence entre une expérience réelle ou une expérience imaginée.En état hypnotique l’imagination est multipliée et permet de vivre intensément des expériences imaginaires qui seront considérées comme réelles par le cerveau (création de nouvelles  mémoires affectives du comportement et/ou de l’état désiré).

Le travail hypnotique sur les dépendances revient à créer des nouveaux circuits neuronaux,  à reprogrammer le cerveau avec des comportements et des habitudes saines.

Vous pouvez venir me consulter à l un de mes cabinets à Berck, Saint Omer ou Luxeuil